La division Désamiantage revient sur un beau parcours scolaire
En 2018, le gouvernement flamand lançait un appel d’offres pour le désamiantage des écoles flamandes. Une mission pile dans les cordes de la division Désamiantage du Groupe Renotec, qui a ainsi mené une quinzaine de projets au cours des quatre dernières années, selon un accord-cadre doté d’un budget de 495 000 euros. « C’est un […]
Partagez ce blog
Les origines de Renotec : le désamiantage comme fondation
Le désamiantage était autrefois la seule activité de Renotec. La SA Renotec fut en effet créée à la fin des années 1980 à partir de l’association temporaire du même nom entre les entreprises de construction Smet de Dessel et Jansen de Meeuwen. Quelques années plus tôt, en 1985, celles-ci avaient été confrontées pour la première fois au problème de l’amiante dans les travaux du pré-métro à Anvers. Sur la base de cette première expérience menée sous l’étroite supervision de l’Inspection de la santé de l’époque, le premier AR ‘Amiante’ fut publié et une deuxième mission a rapidement suivi au Warande à Turnhout. Près de 40 ans plus tard, Renotec reste l’un des principaux acteurs du désamiantage. L’entreprise l’a prouvé une fois de plus ces dernières années en menant à bien une série de projets d’assainissement d’applications à l’amiante faiblement lié dans les écoles.
D’où est venu l’intérêt soudain pour le désamiantage en milieu scolaire ?
« Ces contrats-cadres s’inscrivent pleinement dans la politique ambitieuse de désamiantage du gouvernement flamand. L’objectif de cette politique est de supprimer toutes les applications d’amiante en surface ou d’amiante faiblement lié à l’intérieur des bâtiments flamands d’ici 2032. Les applications d’amiante lié dans les bâtiments doivent quant à elles être assainies d’ici 2040. La sécurisation des écoles en matière d’amiante a rapidement été présentée comme une priorité, c’est pourquoi les applications d’amiante faiblement lié sont actuellement traitées. Nous parlons d’isolation de tuyaux, de cloisons, de faux plafonds et de revêtements en Pical, etc. »
Les écoles sont-elles obligées de faire retirer ces applications ?
« Non, mais elles y sont incitées par des subventions. Afin d’accélérer l’ensemble du processus, l’OVAM a lui-même rédigé un certain nombre de spécifications et lancé des appels d’offres. Ces appels d’offres ont été organisés par région et sur la base des réseaux scolaires. Ainsi, le Limbourg, Anvers et une partie du Brabant flamand ont été regroupés pour les réseaux de l’enseignement de la Communauté (GO !) et de l’enseignement catholique. Renotec a remporté le contrat-cadre pour GO ! dans cette région. Nous avons ainsi pu assainir ces dernières années de nombreuses écoles, avec un pic (6 écoles, ndlr) en 2020. »
Peut-on parler d’un parcours sans faute ?
« Cela n’a pas été simple pour les écoles elles-mêmes. Une subvention avait été accordée pour l’enlèvement, le traitement et la mise en décharge des déchets d’amiante, mais pas pour les coûts de rénovation qui suivaient. De nombreuses écoles ne disposaient pas de moyens, ce qui a entraîné le blocage d’un certain nombre de dossiers. À un certain moment, la gravité de la situation fut reconnue et un soutien financier fut apporté au niveau provincial, sans résoudre le problème pour autant. Entre-temps, les écoles s’étaient organisées et avaient obEn
2018, le gouvernement flamand lançait un appel d’offres pour le désamiantage des écoles flamandes. Une mission pile dans les cordes de la division Désamiantage du Groupe Renotec, qui a ainsi mené une quinzaine de projets au cours des quatre dernières années, selon un accord-cadre doté d’un budget de 495 000 euros. « C’est un parcours dont nous sommes très satisfaits et qui a déjà donné lieu à de nouveaux beaux projets », affirme Dirk Vandekerkhof, directeur de la division.
tenu des subventions pour effectuer les réparations. D’autre part, il existe également des exemples où le désamiantage a précisément été le déclencheur d’une rénovation plus importante. »
Renotec effectue-t-elle elle-même les travaux de désamiantage de a à z ?
« C’est le cas, sauf pour l’étude préliminaire et l’inventaire, que nous ne faisons pas nous-mêmes. Ce ne serait pas approprié d’un point de vue déontologique. Il est préférable de faire établir un inventaire par un tiers expérimenté. L’obligation d’inventaire remonte à 1995 et a été prolongée en 2006. À partir de 2022, ce document fera également partie du ‘Woningpas’ pour les logements ou les bâtiments construits avant 2000. La qualité de l’inventaire laisse parfois à désirer, ce qui fait que nous détectons trop souvent encore plus d’amiante lors de l’exécution. Cela entraîne des coûts supplémentaires et une modification de la planification du projet. Afin d’y remédier, l’OVAM commencera à former et à certifier des experts en amiante au printemps 2022. Heureusement, les écoles collaborent généralement avec un organisme compétent. Renotec est responsable de l’élimination de l’amiante, le chantier ne s’achève que lorsque les déchets produits sont collectés et évacués vers nos installations de traitement Rematt à Mol. Rematt est un centre de traitement agréé de déchets d’amiante, unique en Europe. »
Travailler en milieu scolaire exige-t-il une approche particulière ? par exemple, l’amiante peut-il être retiré uniquement pendant les vacances scolaires ?
« Bien sûr, les enfants ne peuvent pas être présents s’il y a un risque d’exposition à l’amiante. Mais souvent, les travaux doivent être effectués dans des sous-sols ou des salles de classe où il n’y a pas d’élèves. Il arrive également qu’un accès séparé soit prévu afin que la sécurité des enfants soit garantie et d’améliorer la qualité des inventaires.
En termes de capacités, nous étions clairement en mesure de gérer un tel projet. Avec notre filiale wallonne Areno, nous disposons d’une dizaine d’équipes et grâce à une bonne planification, tout s’est bien passé. L’avantage des chantiers d’amiante est qu’ils peuvent être planifiés à l’avance car il existe une obligation de déclaration, au plus tard deux semaines avant le début des travaux. »
Avec le recul, quel regard portez-vous sur ce projet en milieu scolaire ?
« Très positif. Car nous avons atteint un autre public. Et avons été en contact avec des directions d’école et des hommes à tout faire. Cela a créé une atmosphère amicale et agréable. La bonne coopération a débouché dans certains cas sur un nouveau projet intéressant et nous ne pouvons que nous en réjouir. »
WeAreRenotec
Articles connexes
Partagez ce blog
Partagez ce blog
Partagez ce blog